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L’ami Missol, en vadrouille en Bretagne !

Je vous raconte, j’ai fait un cauchemar…

J’allais prendre l’avion de guerre, le BOOV, histoire de faire un peu de maniabilité sur le terrain. A l’ouverture du hangar je tombe sur le triporteur Limace Charlie qui monopolisait la sortie : aller du courage me dis je, empoigne la ferraille et mets là dehors.

Schlak ! A peine ai-je effleuré le piège, que je reçois une décharge d’électricité (de France). Ben mon cochon, ça a watté hard ruminai-je, il n’a pas besoin de batterie pour démarrer, ce truc. Prudent je retente une approche, OK, rien, je n’ai pas rêvé quand même !

Je manque de me faire un tour de rein pour décramponner l’engin, il est aussi lourd qu’une bagnole ce bidule, normal ; il a un volant me dis-je.

Essoufflé, je le gare sur le coté un peu penché du parking et décide de lui mettre son frein à main histoire de sécuriser le bébé du comité qui nous chauffe et éclaire. Je grimpe sur l’aile, fait de la reptation pour m’installer au volant et cherche le frein à main.

Soudain mes yeux sont attirés par un instrument qui semble actif parce qu’il crépite un peu tout seul : cree cre crec. Je n’ai encore jamais vu ce bidule sur un avion. Encore un nouvel instrument pour se perdre me dis-je. Du coup je l’observe avec plus d’attention « putain c’est un compteur Geiger ! » C’est censé mesurer la radio activité ce bisne ! Et son aiguille s’agite fébrilement.

Je veux sortir ! Je m’éjecte en me cognant à l’ouverture supérieure de la porte, tchak, j’y laisse quelques cheveux et je me casse la gueule sur l’aile, blong, je roule jusqu’au bord de fuite et tombe comme un sac sur le tarmac, plaf.

Je me relève en percutant du front l’aileron droit, toing, confirme instinctivement la dureté des ailerons de ce piège en hurlant. Je me retourne, un peu sonné, et tombe nez à nez avec mon président Gilbert. Purée, la tête qu’il a mon Gilbert, il est phosphorescent, une vraie barre d’uranium sur deux pattes. Je veux m’enfuir mais ce dernier me coince entre l’aile et le fuselage, ma seule porte de sortie étant la porte d’entrée du PA28.

Vole là dessus me dit-il d’autorité. Je ne suis pas lâché lui réponds-je. Je voulais juste le sortir du hangar pour prendre le traîne-queue et aller cueillir des marguerites.

Ah bon, dans ce cas me répond t’il, sa tête redevenant normale non pas sans avoir passé par la forme d’un ballon de rugby. Je m’esquive un peu vite le long du fuselage en le suivant des yeux, et plonck je me percute l’empennage arrière qui me plie en deux et je m’écroule une fois de plus sur le tarmac.

Une main me secoue l’épaule, p’tain c’est « atomic’ Gilbert » j’en suis sur, il va m’irradier ? Non c’est ma régulière qui me secoue dans le lit pour me réveiller : remets-toi mon vieux me dit-elle, on dirait que t’es branché sur le triphasé… Elle ne croyait pas si bien dire.

Le jaffreux du coin (08/2012).  Pet rouge nucléaire, le terrain qui rayonne.

 

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